Zero déchets : 6 gestes simples à adopter !

zero dechets lyon

Je me suis toujours intéressée à l’écologie. Mais depuis quelques années,  j’essaie vraiment d’aller vers des modes de consommations plus respectueux de la planète. Cela s’est renforcé après avoir vécu à Bruxelles où il y a une vraie philosophie « zéro gaspillage » et donc plein d’astuces pour l’intégrer dans notre quotidien !

Le plus compliqué a été de trouver comment faire, sans se contraindre trop non plus. Maintenant que j’ai (un peu) roulé ma bille, je me suis dit que d’autres personnes pouvaient être intéressées par des astuces, des bons plans liés au zéro déchets !  Je ne prétends pas être irréprochable, bien sur, avec J. nous continuons de produire des déchets mais petit à petit nous nous organisons pour être plus responsables et diminuer le poids de la poubelle. Vous trouverez donc ici des astuces simples à mettre en oeuvre pour diminuer sur le court ou long terme les déchets !

Les Repair Cafés

J’ai découvert ces cafés un peu originaux à Bruxelles après avoir cassé mon grille pain. Je ne voulais pas m’en séparer, ni en acheter un autre, alors après avoir retourné internet, je suis tombée sur un repair café à deux pas de chez moi.

Le principe : on retrouve dans un lieu donné (souvent un bar) des bénévoles nous aident à réparer les objets du quotidien. Il y a différents pôles : petit électroménager, couture, informatique… En attendant notre tour, on peut discuter avec les autres personnes présentes, boire un verre.. Bref c’est avant-tout convivial ! On vient ici pour réparer certes, mais partager aussi !

De mon côté, c’était juste un petit problème d’usure ; il suffisait de démonter le grille pain et de nettoyer l’aimant qui sert à enclencher la « poignée ». Résultat : un grille pain comme neuf et plein de chouettes explications du bénévole.

À Lyon, il existe depuis maintenant quelques mois un Repair Café ! Il a lieu une fois par mois, la date et le lieu sont partagés à l’avance sur la page Facebook du Repair. Simple, pratique, vous n’avez plus d’excuse !

Le gain pour la planète : des déchetteries moins pleines !

Le gain pour toi : Pas besoin de jeter ton pull préféré ou ta bouilloire, ni d’en racheter !

zero dechet©Repair Café Bruxelles


Repair café Lyon

Quand et où ? Celui d’octobre aura lieu le 7 octobre à la MJC de Confluence !


Les cotons lavables

J’utilisais environ un paquet de cotons par mois, soit une moyenne de 240 cotons par an. Même si je les achetais bio, je me suis aperçue du coût et de la masse jetée à chaque fois que je vidais mais petite poubelle de salle de bain.

J’avais entendu parler des cotons lavables, sans pour autant franchir le pas car j’imaginais toutes les contraintes associées : lavage trop régulier, se retrouver sans coton parce qu’on a oublié de lancer la machine… Puis, en allant acheter quelques huiles essentielles, je suis tombée sur une vendeuse qui a un peu démystifié le coton lavable. Déjà, ils se vendent par lot, ensuite – suivant l’utilisation que vous en faites – vous pouvez aussi les laver rapidement à la main après votre routine du soir !

J’ai donc opté pour une « trousse nomade » composée de 4 cotons lavables, une trousse pour les transporter et un petit filet pour les laver en machine. Comme je voyage beaucoup, c’est vraiment le format idéal ! Je glisse la trousse dans la valise et c’est tout !

Pratiquement parlant, j’utilise un coton par semaine. Je me démaquille avec de l’huile de jojoba, puis me nettoie le visage au savon de marseille et enlève les derniers restes de maquillage avec un coton imbibé d’hydrolat de géranium. (ça fait quand même très bobo tout ça). Et le matin, j’enlève le calcaire de ma peau à nouveau avec un coton imbibé du même hydrolat. Cela me permet donc d’espacer les lavages, tout en utilisant mes cotons régulièrement.

Côté matériaux vous avez le choix ! Eucalyptus biface,  bambou (écru ou couleur)  ou coton bio biface. J’ai opté pour ma part pour le coton bio biface. Le packaging est lui aussi zéro déchet : « zéro scotch zéro colle, zéro plastique ». Carton plein donc  !

Le gain pour la planète : un coton jetable peut se laver entre 4500 à 6000 fois minimum, je crois que c’est parlant non ?

Le gain pour toi : À raison d’1 paquet de cotons bio à 2,40/mois j’économise 28,80 par an. Ce n’est pas une énorme somme, mais c’est toujours ça réinvesti en chaï latte 😉

zero dechet astuces


Coût : 9,90€ pour la trousse nomade

Où trouver des cotons lavables à Lyon ?

À l’Aromathèque – 70 cours Vitton dans le  6e- Sur la presqu’ile 9 rue de l’ancienne préfecture

Chez M&Oz5 Rue Antoine de Saint Exupéry dans le 2e

En ligne ? Chez la créatrice directement


Donner… Et récupérer !

J’ai découvert les sites de dons en arrivant à Lyon. J’étais étudiante, J. n’avait pas encore de boulot et il fallait bien meubler notre appart ! Nous sommes donc passés souvent sur Donnons.org pour récupérer un fauteuil, un sommier, une jolie paire de lunettes (ok, ça c’était pas de la déco)… Puis quand nous nous sommes mieux installé, nous avons donné aussi. Et à chaque fois ce fut une chouette expérience ! Des gens ravis par ces pots en céramique qu’on utilisait plus, une jeune fille contente avec un sac de vêtements.. Bref, donner c’est vraiment bon pour le moral (et le karma !)

Via une appli : Maintenant j’utilise l’appli GEEV pour mettre en ligne rapidement (et de n’importe où) mes objets ou récupérer des chouettes choses (dernièrement un philodendron de 2m de haut). L’avantage c’est que les gens qui veulent demander un objet doivent donner de temps en temps, cela permet d’équilibrer les sollicitations et d’éviter les revendeurs (car oui, il y en a.).

Avec des Givebox : J’ai également demandé à installer une Givebox au coworking. Le principe est simple : une boite où les gens viennent déposer ce dont ils ne veulent plus (en bon état tout de même) et les autres peuvent récupérer ce qui leur plait ! À Lyon il y en a quelques unes accessibles au public, il y même une carte pour les repérer !

Avec les Boites à Lire : Enfin, si vous êtes férus de lecture, il existe dans beaucoup de villes des Boites à livres ! Ce sont des petites boites sur pied, refermantes où vous pouvez déposer ou récupérer des bouquins. Il y a vraiment de tout, du Guide du Routard de 1993 au dernier livre de cuisine bien trop cool !

Le gain pour la planète : beaucoup moins de déchets au quotidien

Le gain pour toi : des très chouettes objets gratuits ou un super karma !zero dechet© Christopher Flynn


L’appli Geev : sur iOS & sur iOS

La carte des boites à lire

La carte des Giveboxes


Acheter en vrac

Évidemment, pour éviter un maximum d’emballage, acheter en vrac est une des meilleures solutions ! Si à Lyon le concept existe depuis longtemps, il s’est vraiment développé cette année. De nombreuses épiceries vrac ont ouvert et ce, dans des quartiers bien différents ! Si vous n’avez jamais testé, il suffit de venir avec vos bocaux ou récipients et d’acheter au poids ce que vous voulez. Parce que oui, on achète pas que des graines ! On peut acheter des pâtes, de la lessives et dans certaines boutiques du vin aussi !

Économiquement c’est intéressant car on s’y retrouve vraiment ! Écologiquement on sent une réelle différence au retour de courses. Déjà : toutes mes céréales et graines sont en bocaux , ce qui comprend, les céréales de petit-dej, les graines diverses pour les salades et autres gratins (lin, courge, amandes…) et les petites choses autour de l’apéritif : cajou, pois chiches grillés..

Nous achetons également notre lessive. Pour plus de simplicité j’utilise un ancien bidon de lessive, mais vous pouvez acheter des contenants sur internet 🙂

Le truc bien trop chouette c’est que le vrac arrive aussi pour la bière ! C’est le cas avec La Crafterie et ses « growlers » qui propose grâce à un système innovant différentes bières (jusqu’à 2l). Il suffit d’acheter un contenant, choisir votre bière et repartir avec. Elle sera sous pression et se conservera un bon moment ! Une fois terminée, il suffit de revenir avec le contenant et le re-remplir avec une nouvelle bière !

Le gain pour la planète : une vraie réduction des emballages !

Le gain pour toi : de jolis bocaux en déco et un porte-monnaie serein 🙂

zero dechet© Bulko


Quelques épiceries vrac à Lyon

Mamie Marie – 97 rue de Créqui 6 e

3 petits pois124 rue Sebastien Gryphe 7e

Bulko3 Quai Jean Moulin 1 er

Mais il y en a des dizaines ! Tiffany les a répertoriées dans un très chouette article ici.


Le charbon

Encore une découverte bruxelloise ! Comme nous ne buvons que de l’eau du robinet, nous voulions la filtrer naturellement mais sans contrainte. Nous avons pensé à Brita mais le coût, la durée de vie du filtre et les fait de devoir le changer (trop) souvent ne correspondait ni au zero déchet, ni au « sans contrainte » que nous recherchions.  J’ai donc découvert  un filtre en charbon qui se glisse dans une bouteille. Il filtre les produits chimiques, rééquilibre le pH de l’eau. Résultat : une eau bien plus douce et nettement moins calcaire ! Fabriqué à base de bois de forêts cultivées de façon durable.

Il a une durée de vie de 6 mois puis se recycle de plusieurs manières différentes :

  • Dans les plantes
  • En absorbeur d’odeur dans le frigo
  • Comme humidicateur..

Dans tous les cas, il ne se jette pas ! Nous avons acheté une bouteille en verre Le Parfait dans laquelle nous glissons le charbon et c’est tout !

Le gain pour la planète : plus aucune bouteille en plastique !

Le gain pour toi : une eau plus plus propre !

zero dechet© Hopono


Coût : entre 5€ et 8€ (selon si vous l’achetez directement en boutique ou en ligne)(je suis preneuse d’une adresse lyonnaise d’ailleurs !)

Où : sur l’eshop de Hopono. Les frais de port sont parfois offerts le temps d’un weekend, profitez-en à ce moment là !


La cup

Malgré les derniers articles anti-cup dans les journaux, cela reste pour moi la meilleure protection jamais utilisée. J’ai toujours détesté les serviettes et les derniers temps avant que j’utilise la cup, les tampons m’irritaient. J’ai donc retourné internet et ai trouvé ce très bon article de Gala’s blog qui explique sans filtre, tout sur la cup. Cela permet de se préparer et de s’organiser, car c’est une utilisation différente de ce qu’on a pu connaitre avec les protections habituelles.

J’ai  également fait un de ces questionnaires qui permettent de savoir quelle cup acheter. Car il existe différentes tailles, formes, matériaux qui varient selon vos flux, vos habitudes…

Le bilan 2 ans après : je ne me verrai jamais revenir à des protections « industrielles » ! Certes au début c’est compliqué de bien la placer, de l’enlever mais la sensation de propreté – puisqu’il n’y a plus de fuite – le fait de ne pas la sentir – même en faisant du sport – et le fait de ne plus dépenser 12000€ chaque mois en tampons sont des raisons suffisamment importantes pour ne pas revenir en arrière. Écologiquement, la cup remplace les à peu près 15 000 tampons ou serviettes qu’une femme utilise au cours de sa vie, car ces derniers ne sont pas recyclables ! Côté santé, il y a moins de risques de choc toxiques et suivant la cup que vous achetez, une compo beaucoup plus clean !

Si vous ne vous sentez pas encore prêtes, il existe aussi des culottes hygiéniques lavables et là, Victoria de Mango & Salt vous donne tous les détails dans un article très documenté !

Le gain pour la planète : plus aucune protection jetées!

Le gain pour toi : de grosses économie et une flore vaginale plus préservéezero dechet©L’express Style


Coût : entre 15€ et 30€

Où en acheter : Lamazuna est une référence mais il y a des très nombreux sites et boutiques où vous pourrez en trouver !


Voilà qui clôt une nouvelle catégories d’articles sur le blog ! J’espère que ces astuces vous déciderons à repenser certains gestes de la vie quotidienne !

Et pour répondre à encore plus de question, L’effet Canopée organise le 22 septembre un Green afterwork autour du vivre autrement, la cosmétique saine et zero déchet et le DIY et c’est gratuit !